PRÉSENTATION DU PROJET

Présentation
du projet

Dès 2024, grâce à la liaison ferroviaire directe CDG Express entre la gare de l'Est et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, les voyageurs pourront se rendre de la capitale au cœur de l'aéroport en 20 minutes.

Arrivant au terminal 2, le CDG Express irriguera l'ensemble des terminaux.

Il aura une fréquence d'un train toutes les 15 minutes, à partir de 5h du matin et jusqu'à minuit, 7 jours sur 7.

PRÉSENTATION DU PROJET
Alors que la plupart des autres métropoles bénéficient d'une liaison ferroviaire directe et rapide avec leur principal aéroport international, les moyens actuels de desserte de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle ne se situent pas au niveau de ce que les touristes sont en droit d’attendre d’un aéroport international.

Les clients de l'aéroport disposeront d'une desserte d'un haut niveau de service adaptée aux besoins des voyageurs aériens : fiabilité, rapidité, confort et connectivité.

  • La liaison entre la ville et l'aéroport est aujourd'hui un enjeu structurant dans la qualité du parcours passager.
    Le CDG Express prévoit ainsi une interconnectivité optimale avec les métros, les bus et les trains grandes lignes via le pôle gare de l'Est - gare du Nord, garantissant un trajet fluide aux usagers.

  • L'ensemble de la ligne CDG Express sera accessible aux personnes à mobilité réduite.

  • L'info vol sera disponible pour les passagers en continu sur l'ensemble de leur trajet: à la gare de l'est, sur le quai du CDG Express, et enfin à l'intérieur du CDG Express.

Le prix de 24 euros (base 2024) - équivalent à celui de plusieurs autres liaisons ferroviaires de ce type en Europe :

  • 30 € pour Londres-Heathrow, 26 € pour Stockholm - a été retenu pour bâtir le modèle économique, mais il appartiendra à l'exploitant de proposer toute une grille tarifaire complète (aller-retour, offre week-end, etc.), comme c'est proposé pour les autres liaisons de ce type en Europe.

  • On peut également imaginer que le prix du billet en CDG Express sera intégré à des offres globales avec billets d'avion par des tour operators.

6 à 7 millions de passagers devraient l'emprunter dès sa mise en service, prévue fin 2023 (soit 15 % des déplacements actuels depuis et vers l’aéroport), puis 8 à 9 millions en 2035, avec une progression constante.

  • Des études de trafics très poussées ont été menées, tenant compte de multiples critères : le projet du Grand Paris Express, les prévisions de trafic aérien et des trafics routiers, ainsi que la croissance de la population et des emplois.

  • 1,8 milliard de touristes sont attendus dans le monde en 2030, soit une personne sur cinq, selon l'OMT (Organisation Mondiale du Tourisme).
    L'enjeu pour le Groupe ADP, et la France dans ce contexte : capter dans les meilleures conditions une part de cette croissance attendue du trafic aérien mondial, pour continuer à faire des aéroports parisiens de véritables machines à créer de la richesse et de l’emploi.

Le montage retenu

  • Un gestionnaire d'infrastructure détenu à parts égales par Groupe ADP, SNCF Réseau et la Caisse des Dépôts et Consignations est chargé du financement, de la conception et de la réalisation de l'infrastructure nécessaire à la liaison. Le Groupement Keolis-RATP Dev est pressenti pour assurer son exploitation, à la suite d'un l'appel d'offres conduit par l'État.

PRÉSENTATION DU PROJET
Un projet développé dans la concertation

Le Groupe ADP et SNCF Réseau s'engagent pleinement au quotidien pour que ce projet d'envergure puisse avancer dans la concertation et en considérant toujours les différentes améliorations possibles

  • Une étroite concertation est engagée depuis le début du projet avec les habitants, les élus de la région, des départements, et des communes concernées.

Pendant toute la durée des travaux, cette concertation aura pour objectifs d'associer les territoires traversés notamment à l'occasion des enquêtes publiques, d'informer avec précision sur les modalités de travaux durant les phases de chantier, et d'assurer une information continue des habitants jusqu'à la mise en service de la ligne.

  • Des rencontres régulières avec les élus seront organisées.

  • Des outils d'échange seront accessibles à tous : site internet dédié, mail pour échanger avec la société de projet, points de rencontre, visites du chantier, lettre d'information.

Une nouvelle enquête publique a été lancée à l'automne 2018, à l'occasion de laquelle les riverains et les différentes parties prenantes du projet ont pu exprimer leurs préoccupations sur les impacts environnementaux du chantier et du projet. Cette enquête s'est faites dans le cadre de l'autorisation environnementale unique.

L'arrêté préfectoral correspondant est attendu début février 2019.

Concernant les surfaces agricoles impactées (23,3 ha au total), le projet a été optimisé pour limiter son emprise au strict nécessaire.

PRÉSENTATION DU PROJET
Un projet d'intérêt général, aux multiples bénéfices

Le projet aura un impact positif en termes de retombées économiques et sociales en Ile-de-France, avec la création de 2400 emplois directs en phase de construction et 300 en phase d'exploitation. Ils bénéficieront en majorité aux entreprises de la région Ile-de-France.

Rendre au RER B sa vocation première de transport du quotidien.
Les usagers du RER B bénéficieront de meilleures conditions de transport, grâce au report des passagers aériens vers le CDG Express. Le RER B pourra ainsi pleinement retrouver sa fonction première de transport du quotidien.

  • Le nombre de trains directs vers l'aéroport a été réduit ces dernières années dans le cadre du projet RER B Nord + qui limite le nombre de trains directs aux heures creuses, portant toujours plus cette ligne vers sa vocation première de desserte locale.

  • 343 M€ seront également consacrés à la régénération et à la modernisation des infrastructures de la ligne Paris-Laon. Il s'agit d'investissements qui auraient dû être réalisés ultérieurement mais que le projet CDG Express anticipe : régénération de la voie au niveau de la Plaine, du Bourget, de Drancy et du Blanc-Mesnil ; régénération et modification des installations caténaires au niveau du Bourget, de la Plaine, d’Aubervilliers et de Villeparisis et reconstruction des ouvrages d’art de la Porte de la Chapelle à la Plaine.

La société de projet va par ailleurs investir 194 M pour la robustesse opérationnelle du RER B, afin de limiter et de mieux gérer les situations perturbées (voies de retournement, signalisation). Ces travaux seront réalisés en 2020 et 2021.

  • Les investissements à réaliser sont déterminés avec Ile-de-France Mobilités, la RATP et Transilien, afin de répondre au mieux aux besoins des usagers. En situation normale, les circulations du RER B et du CDG Express seront indépendantes, sur des voies parallèles. En situations perturbées, aujourd'hui moins de 2% des trains sont détournés sur les voies utilisées à terme par CDG Express.

  • Les investissements réalisés au profit du RER B visent à donner plus de souplesse dans la gestion des situations perturbées de cette ligne. Les investissements seront réalisés en même temps que la période des travaux du CDG Express.

  • En phase d'exploitation, au terme des travaux conduits avec Ile-de-France Mobilités, compte tenu des investissements réalisés, CDG Express n'impactera pas les circulations existantes. Par ailleurs, en cas de situation très dégradée, si les voies du RER B sont inutilisables les trains emprunteront les vois utilisées par le CDG Express.

  • L'État ne subventionnera pas la réalisation du projet CDG Express, ne créant pas ainsi de concurrence avec les investissements prévus pour la modernisation et l'entretien du réseau du RER B.

    Le CDG Express vise également à favoriser le report modal, permettant de décongestionner les axes routiers entre Paris et l'aéroport, et de proposer une offre de transport plus propre, multimodale et diversifiée. Concernant la saturation du réseau routier, le CDG Express permettra de capter environ 15% des déplacements actuels depuis et vers l'aéroport, pour une réduction de 56 à 40% de la part modale de la voiture en 2025.

    • Le gain envisagé représente plus de 330 000 tonnes de C0² sur 50 ans, soit 672 millions de kilomètres parcourus par une voiture citadine.

    • Pour les liaisons en car et en bus, qui représentent aujourd'hui 7% du transport de voyageurs, le trafic devrait rester globalement stable en 2024, compte tenu de l'augmentation du trafic aérien.

    PRÉSENTATION DU PROJET
    Cette nouvelle liaison directe est maintenant une absolue nécessité dans un contexte marqué par :

    Les prévisions de croissance du trafic aérien mondiale et celles de Paris-Charles de Gaulle : plus de 6 milliards de passagers d'ici à 2030 dans le monde. 80 millions sont attendus à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle à l'horizon 2020. L'offre de transport actuelle ne permettra pas de répondre à cette croissance du trafic et aux besoins des passagers aériens. La liaison CDG Express n'a pas vocation à faire augmenter le trafic de l'aéroport mais à accompagner le développement attendu du trafic aérien.

    La saturation du réseau routier : il s'agit de favoriser le report modal de la route vers le rail, afin de favoriser l'essor d'un transport plus propre. Le projet permettra de capter environ 15% des déplacements actuels depuis et vers l'aéroport, pour une réduction de 56 à 40% de la part modale de la voiture en 2025.

    Le caractère peu adapté du RER B pour les passagers aériens : le RER B n'est pas un transport de passager aérien, mais une solution de transport du quotidien, dont l'objectif premier est la desserte locale. CDG Express redonnera au RER B sa vocation de transport du quotidien.

    • Le report des passagers aériens du RER B vers le CDG Express devrait aussi bénéficier au confort des clients du RER B en réduisant leur part, et en redonnant l'espace occupé par leurs bagages. Le RER B pourra ainsi pleinement retrouver sa fonction première de transport du quotidien.

    Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 :
    la liaison CDG Express sera opérationnelle début 2024. Elle permettra d'accueillir les nombreux visiteurs attendus pour les Jeux Olympiques.

    PRÉSENTATION DU PROJET

    Ailleurs dans
    le monde ...

    De nombreuses grandes villes du monde sont dotées de ce type de desserte, essentielles pour l'attractivité des grands Hubset de notre pays, première destination touristique mondiale. Pour Londres Heathrow c'est dès 1998, et pour Stockholm dès 1999.

    En effet, un grand nombre de dessertes ferroviaires dédiées ont été mises en place depuis 1998-1999 par une dizaine d’aéroports internationaux : Heathrow Express, Gatwick Express ou Stansted Express à Londres, Flytoget à Oslo, Arlanda Express à Stockholm, Airport Express Train à Hong Kong, KLIA Express à Kuala Lumpur et Air Train à Brisbane.