LES QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ

Combien coûtera le prix d’un billet Aller sur le CDG EXPRESS ?

Le prix du billet sera défini par l'exploitant qui proposera une grille tarifaire complète (prix pour des groupes par exemple).
Les candidats à l'exploitation du service de transport sont également invités, dans le cadre de l'appel d'offres en cours, à faire des propositions sur un abonnement pour les salariés de la plateforme.

  • Le prix dans les grands aéroports européens est de 30 euros pour Londres-Heathrow, 20 euros pour Oslo ou encore 26 euros pour Stockholm.

Qui exploitera le service CDG Express ?

L'exploitation du service de transport sera confiée par l'Etat à un exploitant ferroviaire.

Le CDG EXPRESS pourra-t-il être rentable ?

Pour faire face aux coûts d'investissement et d'exploitation, le projet bénéficiera principalement des recettes issues de la billetterie.

L’instauration  d’une nouvelle taxe sur les billets d’avion pour financer le CDG EXPRESS est-elle toujours d’actualité ?

Les résultats de la modélisation financière indiquent, au stade des études actuelles, que les ressources financières tirées de la billetterie ne pourrons pas être suffisantes pour assurer la viabilité économique et financière du projet. C'est pourquoi il est prévu d'affecter au projet le produit d'une taxe dédiée prélevée sur les voyageurs aériens.

Elle ne s’appliquera ni aux passagers de l’aéroport Paris-Orly, ni aux passagers en correspondance à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.

L’amélioration de l’accès à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle bénéficie à tous.

Les questions que vous vous posez

Quand aura lieu la mise en service du CDG EXPRESS ?

Les premiers travaux débuteront dès 2019 pour une mise en service du CDG Express prévue fin 2023.

Le projet bénéficie-t-il de subventions ?

Le coût du projet s'élève à de l'ordre de 2,1 Md€. Il sera financé par le gestionnaire d'infrastructure grâce à un emprunt contracté auprès de l'Etat aux conditions de marché d'un montant maximal de 1,7 Md€ et qui sera remboursé grâce aux recettes du gestionnaire d'infrastructure et par un apport en fonds propres de l'ordre de 400 M€ répartis à parts égales entre les actionnaires.

LES QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ

Pourquoi une alliance entre SNCF Réseau et Groupe ADP ?

Le partenariat entre SNCF Réseau et Groupe ADP va permettre de fédérer l’expertise des deux gestionnaires d’infrastructures, l'un sur le réseau ferré national et l'autre sur l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Les deux acteurs constitueront une société de projet destinée à financer et construire l'infrastructure nécessaire pour le CDG Express.

Quel sera le coût des travaux du CDG EXPRESS ?

Le coût est estimé à 1,8 milliards d'euros courant.

Pourquoi un montant de travaux aussi élevé ?

On compare souvent l’estimation actuelle du coût des travaux de l’ordre de 1,8 milliard d’euros avec l'estimation formulée antérieurement.

Or, il est important de rappeler que l’estimation actuelle est réalisée en euros courants, soit une actualisation à prendre en compte sur plus de dix ans.
Elle intègre par ailleurs des mesures de prise en compte des évolutions réglementaires notamment ferroviaires, et de renforcement de la robustesse du CDG Express et du RER B qui n’étaient pas prises en compte auparavant.

LES QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ

Quel sera le tracé du CDG EXPRESS ?

Le tracé retenu vise à séparer les lignes du CDG Express de celles du RER B dans la mesure où il s’agit de deux modalités d’exploitations différentes.

Pourquoi le choix de la gare de l’Est plutôt que la gare du Nord pour le départ et l’arrivée du CDG EXPRESS ?

La gare du Nord, l’une des plus denses d’Europe en termes de trafic, est aujourd’hui saturée. La gare du Nord accueille plus de 200 millions de passagers par an. Elle est la première gare d’Europe en termes de trafic.

La gare du Nord ne permet pas d’accueillir dans des conditions optimales de confort un service dédié de transport express entre le centre de Paris et l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.

La gare de l’Est présente le double avantage de pouvoir accueillir le trafic supplémentaire généré par le «CDG Express» et de laisser la possibilité d’aménager des quais et des services dédiés.

Combien de kilomètres de voies faudra-t-il construire dans le cadre du CDG EXPRESS ?

Le tracé retenu comprendra 7 kilomètres de voies nouvelles à partir de Mitry-Mory pour rejoindre l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Il sera également nécessaire de créer un ouvrage qui permettra de rejoindre le faisceau nord des voies à la sortie de la gare de l’Est, avec 1 kilomètre de voies supplémentaires.

Pourquoi ne pas créer une voie réservée pour les taxis et les bus sur l’autoroute A1 et A3 ?

L’idée n’est pas nouvelle ! Elle avait déjà été expérimentée en 2009 dans le sens Province/Paris sur une section de 5 kilomètres, puis en 2015. S’il est vrai que cette solution permet d’améliorer l’accès à l’aéroport ou au centre de Paris, elle ne garantit pas un temps de parcours déterminé. Les taxis seront toujours tributaires de la circulation sur le périphérique ou au cœur de la capitale.

LES QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ

Le CDG EXPRESS va-t-il être en concurrence avec le projet de métro du Grand Paris ?

En aucun cas ! Il s’agit en fait de deux projets complémentaires mais qui n’ont pas la même vocation. Le CDG Express est une desserte directe et dédiée à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle depuis Paris pour les clients des compagnies aériennes. Le métro du Grand Paris est destiné à desservir également l’aéroport depuis les pôles économiques majeurs de l’Ile-de-France, mais ne constitue pas un transport destiné aux voyageurs aériens.

De plus, en raison de la croissance du trafic en Ile-de-France dans les dix ans à venir, on aura besoin de tous les modes de transport.

Pourquoi un tel investissement alors qu’il suffirait de mettre des RER B directs depuis la gare du Nord ?

Il n'est pas possible d’insérer des trains rapides, notamment en heures de pointe, entre deux omnibus. Ces trains seraient en effet ralentis fréquemment pour ne pas rattraper le RER B qui précède. Ce système serait un facteur important d’instabilité et de dégradation de l’exploitation du RER B pour les voyageurs du quotidien.

La mise en place de trains directs ne garantirait pas un temps de parcours de 20 minutes comme le garantit le «CDG Express».

Le RER B + rénové récemment n’est-il pas une alternative pour rejoindre l’aéroport Paris-Charles de Gaulle ?

Le RER B + rénové, dont la mise en service a eu lieu au mois de septembre 2013, permet d’améliorer la desserte des territoires dans le cadre des trajets du quotidien. Il n’a pas vocation à se substituer à un projet de liaison express entre le centre de Paris et l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Le RER B n’est pas non plus adapté pour les voyageurs ayant des bagages et qui ont des difficultés à trouver de la place, notamment aux heures de pointe.

Enfin, le RER B au départ de la gare du Nord relie l’aéroport en 40 minutes environ avec les trains omnibus et en 30 minutes environ, en heures creuses, avec les trains directs.

Le temps de parcours du RER B ne pourra donc jamais égaler celui du CDG Express.

CDG Express va-t-il dégrader les circulations du RER B ?

CDG Express va rendre au RER B sa vocation de transport du quotidien. Il permettra de désaturer la ligne au bénéfice du confort de tous.

Par ailleurs, les partenaires du projet vont consacrer près de 150 M€ pour réaliser des investissements au profit du RER B. Ces investissements ont été définis conjointement avec Île-de-France Mobilités et les exploitants concernés (SNCF Mobilité, RATP) pour améliorer la capacité de l’infrastructure existante du RER B (améliorer l'exploitation du RER B et ne pas entraver ses perspectives de développement).

Ainsi, des installations permettant de rendre pleinement fonctionnels les retournements d’une voie à l’autre en gare de la Plaine, du Bourget et d’Aulnay sont prévues sur les voies du RER B dans le cadre de CDG Express. Ces investissements seront réalisés parallèlement à ceux du CDG Express.